Parce que les huiles essentielles représentent l’extrait le plus puissant du règne végétal, elles nous fascinent, nous inspirent et nous séduisent. Rétrospective de ces matières premières d’hier devenues nos ingrédients cosmétiques de demain….

 

 

Dans la mémoire de nos anciens

 

Histoire des huiles essentiellesDepuis toujours, les plantes nous nourrissent, nous fournissent les matériaux nécessaires pour nous loger ou nous chauffer et vont même jusqu’à nous soigner. Il y a 40 000 ans, les aborigènes les utilisaient déjà pour leurs vertus curatives et purifiantes. Et c’est en Egypte, qu’un des premiers traités de médecine par les plantes fut écrit sur des rouleaux de papyrus, 3000 ans avant J-C.  

Les plantes nous accompagnent depuis la genèse de notre histoire et nous avons appris à les reconnaître, à les cultiver, à les utiliser. Et c’est lorsque l’on découvrit la distilation de plantes odorantes dites aromatiques que naît le concept d’huile essentielle. La découverte au Pakistan d’un alambic en terre cuite datant de 5 000 ans avant notre ère laisse supposer que les prémices de la distillation dateraient de cette époque, mais ce sont les Perses, 1000 ans avant notre ère, qui seraient en fait « les inventeurs » de la distillation proprement dite.   


Dès lors, nous avons étudié, décrypté ces ingrédients précieux jusqu’à déterminer leurs compositions exactes. C’est en France en 1830, à Grasse, la ville des parfumeurs et le haut lieu de distillation que l’étude des huiles essentielles a vu le jour. Ces recherches ont permis de comprendre les relations structure-activité et d’identifier leurs principes actifs. Maurice Gattefossé, ingénieur chimiste lyonnais, va ensuite affirmer, en 1910, les vertus thérapeutiques de la lavande pure. L’aromathérapie est alors lancée et elle sort du monde de la religion et des guérisseurs pour se positionner en connaissance scientifique.


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Durabilité, traçabilité, naturalité : décryptage des tendances consommateur

 

Depuis la nuit des temps, l’Homme entretient une relation unique avec le règne végétal. Eclipsées durant le siècle dernier par les progrès incroyables de la chimie, les plantes reviennent aujourd’hui sur le devant de la scène.  

Face aux grands défis sociétaux liés à l’environnement et la prise de conscience de l’importance de prendre soin de sa santé, la consommation évolue et de nouvelles exigences se profilent… Désormais, l’acheteur ne veut plus uniquement être un consommateur mais un acteur, qui choisit ses achats en fonction de ses valeurs éthiques et morales :

 

les huiles essentielles et les consommateurs

  • Durabilité : en tant que citoyen, faire attention à notre environnement, maîtriser notre empreinte carbone, consommer local est devenu capital. 79% des consommateurs sont d’ailleurs prêts à payer plus pour des produits fabriqués à partir d’ingrédients sourcés de manière durable. 

  • Traçabilité : les consommateurs sont à la recherche de transparence et souhaitent aujourd’hui maîtriser la composition et l’origine des produits qu’ils achètent. 91% d’entre eux attendent des entreprises cosmétiques qu’elles communiquent sur l’origine du sourcing des ingrédients. Ils privilégient désormais les produits locaux et les circuits courts.

  • Naturalité : le consommateur devient plus exigeant et recherche des produits naturels et sains. Les plantes apparaissent alors comme la réponse aux attentes du marché puisqu‘elles sont des sources authentiques, intarissables de bienfaits. L’engouement pour des ingrédients naturels est bel et bien confirmé puisque 91 % des personnes interrogées considèrent que les produits naturels sont plus sûrs pour eux et leur famille. Ce tournant végétal est le résultat d’une réelle prise de conscience et la réponse à un besoin de retour aux sources. Les cosmétiques ne font pas exception à la règle et le mouvement Slow Cosmétique® qui défend un mode de consommation de la beauté plus écologique, plus raisonnable et plus naturel est un révélateur de cette tendance « bien-être au naturel ».


L’utilisation d’huiles essentielles en tant qu’ingrédients cosmétiques s’inscrit précisément dans ce mode de consommation et répond aux attentes du moment. On les retrouve désormais dans les formules de soins, d’hygiène (eaux de toilette, eaux de cologne, crèmes, émulsions, gels, savons, bains, désodorisants, dentifrices…) mais aussi de parfumerie fine, ou en nutricosmétique. Les consommateurs, eux-mêmes, en sont si friands qu’ils n’hésitent pas à formuler chez eux leurs cosmétiques à base d’huiles essentielles.

 

 

Le storytelling : une histoire de transparence

story-telling des plantes
Les huiles essentielles sont les enfants prodiges de la biodiversité. Réelles sources d’inspiration, leur histoire fascine et leur puissance interroge...  Les définir, c’est rappeler au consommateur que chaque extrait est le fruit d’éco-systèmes vertueux impliquant la culture des plantes, leur transformation, leur mise en formulation jusqu’à leur utilisation. 

Ainsi, le storytelling des huiles essentielles peut s’écrire autour de 4 points clés : 

  • Leur terroir : origine géographique, typicité, traditions
  • Les caractéristiques propres de la plante : parfum, vertus, cycle des saisons
  • Les conditions de culture et le savoir-faire des producteurs : qualité bio ou conventionnelle, entretien, récolte, rendement
  • La méthode d’extraction et l’expertise du distillateur : technique, spécifications, conditions de stockage

 

Promouvoir l’origine de ces ingrédients exceptionnels et faire le récit de leurs filières, implique et conforte le consommateur dans sa décision d’achat alors pourquoi ne pas en profiter, ces matières premières ont tant à raconter !

 

 

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L’aromathérapie exactement ; P.Franchomme et Docteur D.Pénoël,1996

Les huiles essentielles, Rodolphe Balz, 1986

CICS 2018 (Cosmetic Ingredients Consumer Study)